A l'Ouest, rien de nouveau.
- 10 janv. 2015
- 2 min de lecture
Erich Maria Remarque (1898-1970) est un écrivain allemand. Il s’est inspiré de son propre vécu pour écrire le roman historique qu’est A l’Ouest rien de nouveau (Im Westen nichts Neues), roman non seulement pacifiste mais aussi réaliste, paru en 1929
A l’ouest rien de nouveau est un roman allemand racontant l’histoire de Paul Bäumer, le narrateur, ainsi que de ses camarades de classe, Albert Kropp, Müller et Leer, tous des jeunes d’à peine 20 ans partant pour le front sous l’influence de leur professeur Kantorek. Ils sympathisent rapidemment avec Tjaden, Haie Westhus et Stanislas Katczincky, l’aîné du groupe. Les atrocités de la guerre vont vite changer leur manière d’aborder ou de voir les choses. Tout d’abord « martyrisé » dans un camp d’entraînement par un supérieur, Himmelstoss, aux méthodes de tortionnaire, ils sont par la suite envoyés à l’arrière puis sur le front où Paul et ses camarades subissent des bombardements continus causant de lourdes pertes. Ils sont alors ramenés à l’arrière, le temps d’attendre des renforts, où ils passent de belles semaines avant que Paul ait une permission de 14 jours. Cette intermède va, pour lui, tout changer. Il trouve sa mère mourante et le voisinage compatissant ou agressif. Il refuse de leur conter les horreurs de la guerre et décide de tout minimiser. Une fois de retour, Paul est de nouveau envoyé à l’arrière où se trouvent des prisonniers russes. Il se surprend à avoir pitié de l’ennemi… Cette pitié va resurgir lorsque, de retour sur le front, perdu dans le no man’s land, il tente de sauver un soldat français. D’autres évènements et d’autres pertes vont totalement anéantir Paul qui estimera tout avoir perdu: » Les mois et les années peuvent venir. Ils ne me prendront plus rien. Ils ne peuvent plus rien me prendre. »
Ce livre illustre des faits historiques comme l’engagement naïf des jeunes influencés par leur professeur qui les nomme « la jeunesse de fer », la propagande officielle qui sévit en Allemagne comme en France.
Il illustre également bien les mentalités et le comportement des personnages de cette période de l’histoire.
Le sentiment le plus fort est la camaderie, « ce que la guerre produisit de meilleur ». La mort est pour eux un quotidien : « Notre science de la vie se réduit à la mort ».
Il nous montre l'idéologie trompeuse de cette guerre, qui joue avec la vie des hommes.





































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