
TPE: La santé dans les tranchées françaises
Les soldats vivaient l'enfer dans les tranchées; ils étaient confrontés au spectre de la mort, mais pas seulement... ils sont souffrent un calvaire indescriptible. Le froid les sidère, ils sont attaqués par les rats, les poux mais aussi la boue et le manque de ravitaillement, autant d’ennemis à combattre. Si la dureté des conditions de vie dans les tranchées et le caractère inhumain des traitements réservés aux soldats de la Première Guerre mondiale sont bien connus, ce conflit a aussi été marqué par des progrès dans le domaine de la médecine et les techniques de protection. En effet, la guerre bien que dévastatrice a permis de développer et de tester des techniques de destruction et de protection. Ces développements ont notamment permis la création de tanks et d’autres armes plus meurtrières les unes que les autres et notamment des armes chimiques qui n’ont causées que 4% du nombre total de morts de la Grande Guerre. Cependant les maladies n'ont pas cessé d'être meurtrières, même hors des périodes de guerre, comme le montre la pandémie de 1918 aussi appelée « la grippe espagnole », qui d'après certaines sources aurait déjà commencé durant la première guerre. En effet, la censure exercée par les deux camps durant première guerre mondiale, à empêcher de dévoiler l'origine, et étant donné que l'Espagne était neutre et qu'il n'y avait pas de censure c'est là-bas que les premiers cas ont été signalés d’où le nom : « grippe espagnole ».
Ces événements témoignent d'une guerre totale, à la violence incontestablement épouvantable. Le soldat, le sujet, a subit cela de plein fouet. Et s'il a échappé à l'abattoir, il a sa vie imprégnée du sang d'hommes qui n'ont jamais désiré cette hécatombe et que le cours de l'Histoire a fatalement posé là. Ils ont vécu, entre humains, en uniforme, une arme à la main, une expérience indicible.
La Première Guerre mondiale, c'est la « der des der ». Ils ont été « brutalisés », telle la société.
Mais ils sont une génération brisée, à jamais traumatisés et rejetés. Et la société, quelques années plus tard, réitèrera l'atrocité.
Jean Jaurès, mort à l'aube de ce conflit, a tenu un discours sur la guerre semblant prémonitoire:
"Tant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possédera les grands moyens de production et d’échange, tant qu’elle possédera ainsi et gouvernera les autres hommes, tant que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine sa propre loi, qui est la concurrence illimitée, la lutte incessante pour la vie, le combat quotidien pour la fortune et pour le pouvoir ; tant que cette classe privilégiée, pour se préserver contre tous les sursauts possibles de la masse, s’appuiera ou sur les grandes dynasties militaires ou sur certaines armées de métier des républiques oligarchiques ; tant que le césarisme pourra profiter de cette rivalité profonde des classes pour les duper et les dominer l’une par l’autre, écrasant au moyen du peuple aigri les libertés parlementaires de la bourgeoisie, écrasant ensuite, au moyen de la bourgeoisie gorgée d’affaires, le réveil républicain du peuple ; tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations."